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Quels additifs carburants améliorent l’efficacité de la combustion dans les moteurs ?

2026-02-05 13:19:38
Quels additifs carburants améliorent l’efficacité de la combustion dans les moteurs ?

Additifs carburants oxygénés : favoriser une combustion complète

Mécanisme : comment l’éthanol et le 1-butanol augmentent la disponibilité en oxygène et réduisent les émissions de CO/HC

L'éthanol (C2H5OH) et le 1-butanol (C4H9OH) contiennent tous deux de l'oxygène dans leur molécule, ce qui signifie qu'ils apportent un supplément d'oxygène directement dans le moteur lorsqu'ils sont mélangés au carburant classique. Cet oxygène supplémentaire favorise une combustion plus complète du carburant, réduisant ainsi les produits résiduaires de combustion nocifs que nous détestons tous. Par rapport à l'essence pure, les mélanges contenant ces alcools permettent de réduire les émissions de monoxyde de carbone de 20 à 30 % et celles d'hydrocarbures imbrûlés de 15 à 25 % environ. Ce phénomène s'explique par une combustion plus propre et plus complète du carburant dans la plupart des moteurs, dans des conditions de fonctionnement normales. Plutôt impressionnant pour un concept qui paraît si technique !

Compromis en matière d'efficacité : équilibrer les gains de rendement thermique au frein avec la formation de NOx

L'ajout de composés oxygénés aux carburants augmente généralement le rendement thermique frein de 3 à 8 % environ, car ils favorisent une combustion plus complète du carburant. Toutefois, cet avantage comporte un autre aspect auquel les ingénieurs doivent prêter attention : lorsque les températures de combustion augmentent brusquement, la production d'oxydes d'azote thermiques (NOx) s'accélère, notamment via le mécanisme de Zeldovich. Des recherches révèlent également un phénomène intéressant : chaque fois que le rendement thermique augmente d’environ 10 % grâce à des composés oxygénés à base d’éthanol, les émissions de NOx augmentent typiquement de 12 à 18 %, voire davantage. Par conséquent, le respect des normes d’émissions ne se limite pas à l’ajout simple d’additifs. Les mécaniciens doivent plutôt procéder à un réglage très précis, en tenant compte de la quantité d’additif utilisée, du moment exact de son injection dans le système et de la calibration globale adéquate du moteur. Aujourd’hui, ajouter des additifs de façon aléatoire n’est plus suffisant.

Catalyseurs nanoparticulaires : amélioration de la cinétique des réactions en chambre de combustion

Les catalyseurs à base de nanoparticules représentent une avancée majeure dans l’optimisation de la combustion, où des matériaux tels que l’oxyde d’aluminium (Al₂O₃) et le dioxyde de cérium (CeO₂) agissent comme des promoteurs de la combustion à l’échelle moléculaire. Leur rapport surface spécifique sur volume extrêmement élevé crée un grand nombre de sites actifs qui accélèrent les réactions clés d’oxydation et d’élimination des suies par des voies de catalyse hétérogène à la surface.

Nanoparticules d’Al₂O₃ et de CeO₂ comme promoteurs de la combustion : catalyse hétérogène à la surface et voies d’oxydation des suies

Les nanoparticules d'oxyde d'aluminium accélèrent la propagation des flammes, car elles se fixent sur les radicaux hydrocarbures indésirables, réduisant ainsi l'énergie nécessaire pour initier l'oxydation. En revanche, la dioxyde de cérium possède un mécanisme astucieux : il emmagasine de l'oxygène puis le libère en présence d'un excès de carburant, avant de le réabsorber lorsque les conditions deviennent plus pauvres en carburant. Ces deux effets combinés permettent de réduire les émissions de matières particulaires de 15 à 30 % dans les moteurs diesel. Par ailleurs, le processus de combustion gagne légèrement en efficacité, puisque la combustion est plus complète. Pour les constructeurs confrontés aux réglementations en matière d'émissions, ces améliorations représentent une valeur réelle, même si les gains d'efficacité restent relativement modestes.

Défis pratiques : stabilité de la dispersion, agglomération et validation de l'économie de carburant en conditions réelles

Obtenir ces résultats impressionnants en laboratoire avec des nanoparticules, puis les transformer en additifs carburants réellement utilisables au quotidien, reste encore très difficile. Lorsque ces particules s’agglomèrent pendant le stockage ou lorsque la température augmente, elles perdent de leur efficacité, car la surface disponible pour les réactions diminue. Et si elles ne se dispersent pas correctement dans le système d’alimentation en carburant, cela peut entraîner, à terme, des problèmes tels que l’encrassement des injecteurs. La plupart des ingénieurs travaillant sur ce sujet explorent actuellement différentes approches, principalement axées sur la stabilisation des particules à l’aide de produits chimiques spécifiques et de techniques telles que les ondes sonores, afin d’améliorer leur mélange. Toutefois, les essais menés sur des flottes réelles de véhicules racontent une autre histoire. Même si les nanoparticules fonctionnent bien dans des environnements contrôlés, leur performance chute de 8 % à 12 % lorsqu’elles sont soumises à des conditions exigeantes dans des moteurs anciens, confrontés à des qualités de carburant variées et à des conditions de conduite diverses. Cet écart met en lumière la nécessité de réaliser des essais sur le terrain rigoureux bien avant tout lancement commercial de ces produits.

Modificateurs d’allumage : optimisation du calage de la combustion pour une efficacité maximale

Les additifs carburants qui modifient le calage de l’allumage sont conçus pour améliorer l’efficacité de la combustion en contrôlant précisément quand le moment où le carburant s’enflamme par rapport à la position du piston. En avançant ou en retardant le début de l’allumage, ces composés permettent aux moteurs de fonctionner plus près des limites thermodynamiques — ce qui maximise l’extraction d’énergie tout en minimisant les pertes thermiques et les émissions.

Améliorateurs de cétane (p. ex. le nitrate d’2-éthylhexyle) et réducteurs du délai d’allumage du gazole

Les améliorateurs de nombre de cétane, tels que le nitrate d’octyle (2-EHN), agissent en se décomposant en radicaux libres lorsqu’ils sont soumis à des températures et des pressions élevées à l’intérieur des moteurs diesel. Ce qui suit est en réalité assez intéressant : ce processus de décomposition accélère l’auto-inflammation, ce qui facilite considérablement le démarrage de ces moteurs par temps froid. Des essais montrent que cela peut réduire les émissions de monoxyde de carbone et d’hydrocarbures d’environ 15 % pendant les fonctionnements à basse température. Toutefois, il y a un inconvénient : lorsque le délai d’allumage est trop raccourci, la pression dans les cylindres augmente de façon spectaculaire. Et si le système d’injection n’est pas correctement adapté à cette modification, les émissions d’oxydes d’azote augmentent plutôt de 8 à 12 %. C’est pourquoi un réglage précis demeure absolument essentiel pour conserver les avantages en matière de maîtrise des émissions lors de l’utilisation de ces additifs.

Améliorateurs d’indice d’octane (p. ex. MMT) permettant des rapports de compression plus élevés dans les moteurs à allumage commandé

Les moteurs à allumage par étincelle bénéficient d’une substance appelée tricarbonyle de méthylcyclopentadiényl-manganèse, couramment désignée sous l’acronyme MMT. Cette substance empêche le cliquetis moteur en stabilisant l’oxydation du carburant durant les premières phases de la combustion. En conséquence, les constructeurs peuvent augmenter en toute sécurité les rapports de compression d’environ 1,5 à 2 points, ce qui permet d’obtenir des gains de rendement thermique au frein compris entre 4 % et 7 %. Des essais en conditions réelles montrent que les véhicules utilisant ces carburants à indice d’octane plus élevé émettent effectivement environ 5 % moins de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru. Toutefois, l’emploi de manganèse est soumis à des limites, car une quantité excessive s’accumule progressivement sur des composants moteur essentiels tels que les sondes à oxygène et les catalyseurs, ce qui explique pourquoi la plupart des réglementations fixent un seuil maximal autorisé pour sa concentration.

Section FAQ

Quels sont les additifs oxygénés pour carburants ?

Les additifs oxygénés pour carburants sont des composés tels que l’éthanol et le 1-butanol, qui contiennent de l’oxygène dans leur structure moléculaire. Ils sont mélangés au carburant classique afin d’améliorer l’efficacité de la combustion et de réduire les émissions.

Comment les catalyseurs à base de nanoparticules fonctionnent-ils dans les moteurs à combustion ?

Les catalyseurs à base de nanoparticules, tels que l’oxyde d’aluminium et le dioxyde de cérium, améliorent la combustion en offrant un grand nombre de sites actifs qui accélèrent les réactions d’oxydation et d’élimination des suies, ce qui donne lieu à des émissions plus propres.

Quels sont les défis liés à l’utilisation de catalyseurs à base de nanoparticules ?

Les principaux défis consistent à assurer une dispersion stable des nanoparticules afin d’éviter leur agglomération, ainsi qu’à valider leurs performances dans des systèmes carburants réels afin de maintenir leur efficacité.

Comment les modificateurs d’allumage optimisent-ils la combustion ?

Les modificateurs d’allumage régulent le moment de l’allumage du carburant par rapport à la position du piston, permettant ainsi une combustion plus efficace et réduisant au minimum les pertes et les émissions.